RE-Blog : LE CLIMAT AURA CHAUD APRES LE COVID-19

Mots clés : covid-19, mobilité, transports, Oklahoma, transports publics
Temps de lecture : 2 minutes

Comme vous le savez, j’aime toujours aller chercher quelques articles dans une botte de foin pour ensuite mettre en perspective quelques questionnements au travers de enjeux urbains d’aujourd’hui. Ce jour, nous allons proposer une analyse des transports en communs ruraux et leur financement face à la crise épidémique du Covid-19.

L’article nous servant de base d’analyse a été publié sur le site Smart growth america le 27 avril 2020 par Chris Rall et titre COVID-19 impacts on rural transit in Oklahoma. En substance, il traite des mécanismes (déjà précaires) du financement des transports en communs dans les territoires ruraux aux USA.

Il décrit la précarité des territoires et des lignes de transports ruraux qui sont sous-financés et donc particulièrement fragiles, « La réalité est que les agences de transports ruraux, qui fonctionnent déjà sur des marges très serrées avec un soutien financier instable, sont déjà à un point de rupture dans cette crise ». Aux USA et sous la politique de Trump, les budgets ont été fortement réduis (mais comment s’en étonner ?). En outre, les caractéristiques des transports ruraux sont leurs multiplicités fonctionnelles reportées bien évidement sur les acteurs locaux, en particulier les personnes en première ligne comme les chauffeurs : « La distanciation sociale n’est pas possible lorsque les conducteurs ruraux doivent sécuriser les passagers en fauteuil roulant dans les véhicules. »  En est un exemple parmi d’autres.

Par le phénomène de miroir, demandons-nous ce qui en sera demain en Wallonie. Dans un pays (comme d’autres) où le déconfinement proposé et espéré favorise les transports privés, voiture en tête ? les opérateurs privés qui sillonnent nos campagnes auront-ils plus de moyens ? Sans présumer de l’avenir, je me permets d’en douter fortement alors que la gueule de bois des finances publiques nous pend au nez. Qu’en sera-t-il des petits villages où la cohésion sociale dépend, entre autres, d’un lien avec la ville au travers des transports ? Qu’en sera-t-il demain des dernières lignes de chemin de fer non rentables sur l’hôtel des restrictions budgétaires ? La distanciation physique ne contribue pas non plus à fonder notre avenir proche sur l’augmentation des transports public ruraux comme vecteur de rééquilibrage territorial face aux métropoles pourtant si fragiles face aux risques sanitaires. C’est un paradoxe, mais il sera difficile de demander à penser à long terme alors que le monde n’a plus d’agenda à plus de 3 semaines. La cohésion de notre résilience est pourtant à ce prix pour imaginer l’avenir plus durable.

Merci de votre lecture.

Pascal Simoens, Data curator, urbaniste et architecte.

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