Archives pour la catégorie ecology

REWILDING THE CITY

Corridors fauniques quatre propositions à des parties «de REWILD» de l' Amérique du Nord. Smithsonian Institute  CC BY-NC
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Wildlife corridors: four proposals to ‘rewild’ portions of North America. Smithsonian Institute, CC BY-NC

En français le terme «  réensauvager » est apparu voici peu et peut être traduit littéralement comme « remettre de la vie sauvage en ville ». Cette question de la nature en ville devient récurrente depuis quelques années et l’émergence des façades végétales sur nos façades d’immeubles de bureaux, voir, quelques appartements.

Le terme apparaît milieu des années 90 avec les écris de Reed Noss et Allen Cooperrider (saving Nature’s Legacy (1994) et qui relève le risque de perte de la biodiversité à l’échelle du monde. A cette même période, l’ONU précise que la Terre va définitivement basculer dans un monde urbain avec plus de 50% des habitants vivant dans les villes.

Plus récemment (début 2016), l’auteur Eward O. Wilson qui est professeur à l’université d’Harvard,, sort le livre Half-Earth : Our Planet’s Fight for Life  et précise sa préoccupation sur le développement des villes avec, plus particulièrement, la concentration des habitants dans les villes et mégalopoles d’ici à la fin du 21e siècle.

A notre sens, la question qui se pose est double :

  1. La première suppose que l’homme est capable de se déconnecter de son socle millénaire, inscrit dans son ADN, et supposant qu’il ne peut pas se libérer de son instinct primaire de chasseur-cueilleur. A mon sens, c’est une véritable question, mais à laquelle d’aucuns ne sont capables aujourd’hui d’y répondre. A contrario, nous pourrions nous demander si nous ne sommes pas perdants à annihiler des compétences spécifiquement humaines (vs I.A.) relatifs à notre capacité de survie instinctive en milieu hostile et, par conséquent, notre capacité de résilience.
  2. La seconde est liée à notre relation avec la technologie et, plus particulièrement, l’émergence de plus en plus probable de l’Intelligence artificielle. En effet, l’interaction homme-machine serait l’avatar de notre relation intime homme-nature.

Le lire d’Edward O. Wilson prévoir l’opportunité de séparer l’urbain et la nature (la moitié de la terre), telle que la carte présentée ci-dessous avec des corridors écologiques majeurs pour l’Amérique du Nord. Ces couloirs sont exempts de toutes vies humaines… une forme douce de l’idée développée dans la série télévisée The Zoo où la nature se rebelle contre les hommes qui la détruisent génétiquement. Ici, Wilson anticipe et propose d’organiser une sorte d’arche de Noé mondiale… sur terre.

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nouveau corridor écologique animalier, Calédonie britannique.

Parallèlement, il faut noter la recherche sur la nature en ville où les architectes et les urbanistes jouent souvent aux apprentis sorciers sans avoir de grimoires.

En tout état de cause, il me semble qu’une question est de plus en plus récurrente dans les villes sur la place de la nature et l’interrelation entre l’homme et la nature dans un monde de plus en plus urbanisé. Peut-être que la question se réglera par l’économie comme l’émergence d’une économie circulaire qui oblige de repenser la production agricole par des circuits courts. Il pourrait en être de même au travers des villes qui pourraient être valorisées au niveau de son intégration de couloir biologique et de quartiers véritablement « bio ». Les villes vertes se verraient avec un foncier plus cher et une attractivité plus grande pour les entreprises. Il restera, comme toujours, de régler la question sociale : une autre forme de discrimination humaine.

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façade végétale, 2eme arrondissement, Paris

source d’inspiration : Wiliam Lynn, Setting asie half the Erth for rewilding : the ethical dimension, The Conversation, 26 août 2015

 

REAL TIME AIR POLLUTION IN THE WORLWIDE

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Chers lecteurs,

Je vous écris ce Post à 22:41 et je suis en train de visualiser cette carte remarquable de la compilation des données gouvernementales sur la pollution de l’air dans plus de 1.000 villes dans le monde. Cette carte interactive et rafraichie toutes les 15 minutes est d’une clarté remarquable, ce qui m’incite à vous la partager.

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Immanquablement, on regarde d’abord son nombril mondial et donc son pays. Et mes amis belges, on est mal barré. En effet, même à une heure tardive et une période de vent sec comme nous l’avons subit depuis plus de 5 jours, eh bien la Flandre est incapable de repasser au vert soit entre 50 et 100 ppm. La Wallonie se porte un peu mieux, sauf au niveau des villes et des grands axes routiers qui sont maintenant chargés 24h/24.

Étonnement, l’agglomération bruxelloise ne se porte pas trop mal, mais malheureusement, il n’y a pas assez de données pour conclure quoi que ce soit.

Pour les autres lecteurs, n’hésitez pas, le monde des données est à votre portée

Pour précision, cette carte est générée par l’institut de l’air et de la pollution chinois!.

Source : CityLab

NY 1609

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welikia project

Voici un site étonnant : le projet Wellikia (du terme initial « mon chez moi » en dialecte indien). Ce projet porté par The Wildlife Conservation Society’s et supporté financièrement par Google offre aux New-yorkais une vision de leur territoire (limité à l’île de Manhattan) en 1609, soit la période où les premiers colons hollandais ont débarqué.

Cette vision inclut d’une part un territoire reconstitué de l’écosystème originel de Manhattan, mais également une fiche d’analyse de la qualité animale qui vivait dans ces biotopes.

Ce qui nous intéresse plus particulièrement c’est la démonstration que l’homme s’est toujours installée dans des lieux extraordinairement riches ; instinct de protection et de nécessité du besoin en denrées pour survivre. Ici, l’ile montre à l’envi qu’elle était bordée de marais salants, clairières, prairies, plages et offrant une diversité de faune et flore extraordinaire… sommes toutes, quoi de plus normal en analysant les îles qui ont pu être sauvées de l’urbanisation et se retrouvant bien souvent aujourd’hui conservée en sites naturels et écologiques, car d’une richesse extraordinaire.

La deuxième réflexion survient à l’analyse géolocalisée du site. Selon le lieu que vous définissez (soit une adresse précise ou bien un lieu emblématique (p.e. One World Trade Center)), vous constaterez le long des rives de l’Hudson et de ses affluents que la superficie gagnée sur les rivières est considérable. Un comble aujourd’hui, tenant compte des travaux de résilience des équipes d’architectes, urbanistes et ingénieurs (BIG, projet des quais transformés en rives) pour rendre à nouveau inondables ces zones conquises par la force de l’homme.

Comme on dit : faire et défaire, c’est toujours travailler…

Source : CityLab

MINECRAFT’S WILL EXPLAIN TO YOU YOUR FUTURE LIFE

Cette semaine, deux vidéos technologiques nous ont présenté des concepts divers à travers le logiciel (car est-ce encore un jeu?) de Minecraft.

la première vidéo est celle de Microsoft qui démontre le potentiel de son HOLOLENS à la conférence E3 2015.

La seconde, tout aussi impressionnante, est une démarche volontariste du Guardian commissionnant un travail sur Minecraft afin de rendre didactique les technologies urbaines mises à disposition pour améliorer le niveau environnemental de celles-ci

Plus globalement, on commence à comprendre pourquoi Microsoft a payer aussi cher le rachat de Minecraft… car on peu s’imaginer que demain, ce type de logiciel puisse modéliser votre ville et devienne une outil de gestion à part entière.

Tout est mis en place pour atteindre cet objectif.