PEUT-ETRE QU’IL Y AURAIT VRAIMENT UN « APRES » …

… POUR LES BUREAUX ?

Temps de lecture : 3 minutes
Mots clés : bureaux, offices, Post-Covid

Chers lecteurs,

Il parait qu’il y a un monde d’après ! Si cette expression peut porter à sourire, m’amène à pousser mes recherches à définir ce qui serait vraiment « après » ou « comme toujours ». Dans le monde de l’architecture, l’après dans le bureau semble entrer d’ores et déjà dans les esprits avec l’avènement du télétravail. Le basculement des modes de travail est assez flagrant pour un processus qui existe depuis l’arrivée de l’internet à haut débit (2005) et renforcé par le Cloud (2015). Deux modèles ont été expérimentés face à cette offre :

  • La première concerne la réduction des m² de bureaux avec la création de bureaux nomades où les personnes venant faire du présentiel 1 ou 2 jours/semaines s’installaient là où il y avait de la place.
  • La seconde était le refus du distancié, prétextant que la présence était plus efficace. Néanmoins, le confinement a démontré l’inverse.

Face à ces expériences, il est fait un nouveau constat avec le développement du Télétravail : le difficile équilibre entre l’appartenance « corporate » présentielle et l’efficacité/confort « distancielle » des employés. À cela, la réponse serait assez simple face aux constants des mauvaises expériences des bureaux nomades : chacun continue d’avoir son bureau dans l’entreprise, même s’il est moins utilisé. Toutefois, cette solution apparaît une ineptie au bon sens. Il est donc judicieux de réfléchir à des systèmes plus complexes, mais moins entropiques. Dans ce cas, notre proposition irait dans ce sens-là :

  • Considérant une entreprise = 100 employés dont 50 sont dans la capacité d’un travail distancié et partiel ;
  • La capacité en bureau pourrait avoisiner les 60 à 70%
  • Le solde serait compensé par la création de tiers lieux au sein même des bureaux, en mode « coworking »

Dans ces conditions, on peut considérer que la surface en bureaux pourrait être réduite de 20% sur un ratio initial de 100. Toutefois, pourquoi ne pas garder une surface de 100, mais avec 20% d’autres services, voir du logement ? En effet, c’est la mixité des programmes qui permettent une meilleure flexibilité bâtimentaire, mais également une meilleure qualité de vie dans les milieux du travail. Enfin, n’oublions pas non plus un impact important sur les capacités de parkings. Avec l’utilisation des outils numériques de gestion de la mobilité comme un service offert au bâtiment concerné, une réduction peut aussi être opérée à ce niveau-là tout en optimisant l’occupation pour les différents programmes : par exemple un niveau de parking de voitures partagées utilisées à la fois pour les personnes qui travaillent et également les habitants.

Finalement, la gestion complexe de ce type de programme, appuyé sur les outils de gestion des personnes , croisé avec les besoins de surfaces optimisées jusqu’à la dernière goutte numériques (MaaS : Monbility as a Service) devrait à la fois répondre à des exigences de réduction des coûts bâtimentaires , une offre de services accrue et une qualité de travail en entreprise accrue. Un concept que nous conceptualisons comme « l’optimalisation de l’entropie »

À suivre donc… Belle journée à vous et merci de votre lecture.

source image : https://www.skylabfactory.com/offre-bureau-coworking-50/

Quelque(s) lecture(s) supplémentaire(s) qui nous ont permis de rédiger cet article:

De 1906 à 2020, cinq dates qui ont bouleversé la vie de bureau, We Demain, 3 septembre 2020
Ford et Bosch testent un système de parking autonome pour les véhicules à Détroit, L’usine digitale, Léna Corot, 27 août 2020
L’architecte Vicente Guallart invente la maison post-Covid, We Demain, 20 août 2020
Remote workers urged to create proper home offices to protect their health, Brittany A. Roston, Slash &Gear, 28 juillet2020
Concevoir des espaces avec la Covid-19 : déplacer les murs, transformer les usages, 31 août 2020
Re-blog : Call for the short- and long-term changes to office design (coronavirus challenge), 12 mai 2020

Pascal SIMOENS Architecte et urbaniste Data Curator. Expert Smart Cities. J’ai commencé ma vie en construisant des villes en Lego, j’en ai fait mon métier. Geeks invétéré, aujourd’hui je joins mes passions du numérique et de la ville au travers d’une expertise smart Cities et smart buildings en travaillant en bureau d’étude et j’enseigne cette même expertise à l’UMONS et l’ULB.

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