WHAT FUTURE OF TRANSPORT IN INNERCITIES? LIKE THE 19th CENTURY, DEAR , BUT WITH IoT CONCEPT FOR MORE.

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En ce moment, c’est un l’effervescence dans le milieu des transports. En effet, les mutations automobiles (voitures autonomes et électriques, redensification des centres urbains par les Millénials et désertification des banlieues, …) nous laisseraient à penser que la mobilité dans les villes est en pleine transformation. Ce serait oublier que la voiture est un enjeu interurbain et de banlieue, non de la ville en elle-même. Le développement des piétonniers sans pour autant asphyxier les villes me semblent le démontrer et confirmer que l’engorgement des villes est plus lié aux micro déplacements intra-urbains (moins de 3 km) que les déplacements générés entre les villes.

QUEL FUTUR POUR LE TRAIN ET LA PÉNICHE DANS NOS SYSTÈMES DE DISTRIBUTION URBAINE ?

Mais l’objet de cet article n’est pas ce sujet. Non, la question est de savoir si le train, le bateau/péniche a encore un avenir pour le transport des marchandises ?

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En effet, l’arrivée imminente des camions sans chauffeur risque d’assoir définitivement la suprématie des camions sur la route dans leur rôle de distributeur de biens. Néanmoins, un problème technique sérieux se pose à ces systèmes : comment réaliser les 3 derniers kilomètres ? Le camion sans pilote reste un objet inapproprié dans les villes. Outre sa taille qui risque d’augmenter grâce à la disparition de l’homme dans la chaîne de conduite (cfr. Les trains de camions sur les routes hollandaises et allemandes ou les monuments de Roadtruck en Australie), le camion à multiples essieux aura de grandes difficultés de déplacements avec le réaménagement des villes en faveur des usagers doux. L’intérêt des futurs systèmes pertinents sera la livraison de porte à porte sans rupture de charge. Or, ces systèmes nécessiteront certainement des gares de marchandises pour les grandes agglomérations avec des systèmes alternatifs de livraison pour les 3 derniers km.

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Ce serait sans compter avec Amazon, le futur plus grand distributeur de biens au monde, tout simplement. Cet article dans Readwrite pourrait donner une solution à notre questionnement : la rupture de charge. Mais avant cela, souvenons-nous que voici 1.5 an, Jeff BEZOS lançait l’idée de livraisons via des drones. Quelques tests ont été réalisés dans des villes moyennes américaines sans réel succès… probablement que le concept n’est pas encore au point ou la population pas encore mature pour ce type de système. Toutefois la piste reste prometteur dans des territoires plus ruraux où la distribution est longue et complexe. Touetfsoi, il faudra attendre des Drones avec une beaucoup plus grande autonomie.

Mais que dire alors de la proposition récente des ingénieurs d’Amazon relaté dans l’article Amazon’s latest wacky idea : mobile drone stations on trains, boats ans vans posté le 8 août 2017 par David Curry.

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Ce concept nous semble brillant et plein d’avenir dans les villes européennes. En effet, notre densité n’est pas comparable à celle des Etats-Unis, ce qui ne permet pas l’accès aisé aux villes par les camions. Par contre, les voies de chemin de fer et les canaux/voies d’eaux sont légions. Un simple dock spécifique à paris et la livraison est optimalisée : drones pour les zonings dans un rayon de 5 km, vélos électriques pour les centres urbains. Les voies de chemins de fers sont encore plus intéressantes : elles traversent les villes et pourquoi pas un métro cargo travaillant de nuit ?

L’enjeu nous qui nous semble essentiel ici est celui de la rupture de charge : le container qui sort du bateau au Havre ou à Anvers, est déposé sur une péniche pour être transporté jusqu’à sa destination urbaine. A sa destination, les drones prennent le relais.

Ah oui, j’oubliais : chers collègues architectes, il est peut-être temps de réfléchir à des docks de drones sur les toits de vos immeubles à appartements. Mais avant d’arriver jusque-là, il semble intéressant de réfléchir à l’impact d’un système comme celui-ci :

  • Plus propre
  • Plus sécurisé (moins de manutention par des tiers)
  • Valorisation des systèmes préexistants
  • Création d’emplois spécifiques (mais disparitions d’autres emplois…)
  • Réduction des coûts de transports
  • Réduction des temps de manutention et donc réduction des délais.

Cette chaîne presque vertueuse doit, en tout cas, nous amener, nous aménageurs, à penser la ville et l’architecture comme un système complexe numérique interdépendant (le bateau est connecté au drone qui est connecté à objet « bâtiment » qui est connecté au demandeur) qui sera profondément transformés dans les années à venir. Chers urbanistes et architectes, à vos stylets !

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