SEX ROBOTS LOVES CHILDREN

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Voici quelques mois (septembre 2017), nous vous avions proposé un article sur les Sex Robots et ses conséquences sur la société et certaines questions d’éthique (DO YOU WANT HAVE SEX WITH ME ? OH, YES INDEED, I’M A ROBOT.) . Il faut bien l’avouer, ce sujet devient récurrent dans le monde du numérique et éthique car les technologies avancent bien plus vite que nos discussions ou réflexions sur ces sujets…

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baby doll robots : le Japon, pionnier dans la robotique l’est également dans la production de robots sexuels.

 

Une situation délicate s’il en faut car ce sujet qui reste malgré tout un peu tabou, est confronté à la réalité de l’évolution des technologies qui nous mettent face à nos contradictions et paradoxes beaucoup plus rapidement que nous l’imaginons. Et pour preuve, aujourd’hui, je vais vous parler des Sex-Robot capable de faire des enfants. Oui, vous lisez bien, la question est d’ores et déjà posée par certains scientifiques comme Sergei Santos, créateur de Samantha, un Sex Robot venu 5.000 dollards et dont le prix va décroitre rapidement grâce à l’évolution rapide des impressions 3D. Mais il propose déjà le modèle suivant, capable d’augmenter la relation entre homme-machine en proposant que ses robots puissent réaliser une gestation (c’est comme cela qu’il faut le dire).

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les sex robots ne sont pas misogynes, il y en a pour tous les gouts, genres, couleurs, …

Revenons d’abord à la technique. Aujourd’hui, les robots sensitifs sont une réalité et les utérus artificiels sont un produit de recherche non aboutis mais en bonne voie de développement (jean Yves NAU, l’utérus artificiel c’est pour demain, Slate, 13 mai 2017). Aldous HUXLEY aurait-il donc eu raison avant tous les autres avec son livre Le meilleur des mondes (1932) ? Et surtout, comment pouvons-nous arriver à nous poser cette question aujourd’hui, pour demain ?

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Il faut se référer à la culture des Lumières et son humanisme, transformant la civilisation ancienne d’hommes craignant Dieu (ce qui n’est pas explicable) en Homme-Dieu qui comprend tout ce qui l’entoure, tel un Dieu. La civilisation technologique dans laquelle nous entrons a tué Dieule divin (Homo Deus, Y-N HARARI, 2017) et l’Homme assume (pour la plupart inconsciemment) cette nouvelle vérité : nous maitrisons tout, alors pourquoi ne pas le faire ? et faire quoi ? Des enfants sans souffrance, sans risque pour la future maman, etc. .L’ectogenèse (soit la science de la procréation extra-utérine) n’en est qu’un des éléments dans une civilisation qui bouleverse tous nos repères.

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le premier utérus artificiel a été lancé avec l’expérience d’une brebis qui est restée 27 semaines dans une machine utérine, 2016

Prenons un petit peu de recul et d’une analyse purement technique: pourquoi pas ? l’ADN de l’enfant serait-il différent que celui d’un enfant à qui on donne la vie par les voies naturelles ? Et puis, pourquoi les parents (de plus en plus nombreux) qui ont des problèmes de fécondité ne pourraient-ils pas profiter de l’évolution technologique ? Seraient-ils moins aimants parce que leur(s) enfant(s) est/sont né(s) extra utérin(s) ? De nombreuses questions sans nécessairement avoir de réponses simples. Toutefois, se serait oublier le sentiment mère-enfant qui se construit de manière inaliénable entre ces deux êtres. Pourrions-nous imaginer que la place du Père ou de la Mère soient interchangeables dans la construction de l’enfant ? Qui de la construction de l’enfant, intra utérin et sensitif?

Mais revenons à nos moutons et ces fameux Sex-Robots utérins : l’idée de ses concepteurs est assez simple en regroupant diverses technologies entre-elles et développer un robot avec une matrice artificielle. Ils s’imaginent que cela donnera encore plus de valeur à la relation entre robots et humains, le robot prenant la valeur de la vie… en elle. À Méditer.

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extrait de catalogue…

Cela dit, restons toutefois raisonnable. Actuellement, c’est essentiellement un effet de Branding pour vendre de simples poupées gonflables améliorées avec des capteurs sensoriels qui permettent d’essayer de donner vie à du silicone. D’autre part, les utérus artificiels sont à l’état d’ébauche. Néanmoins, au même titre que le colonage de Dolly, la première brebis créée par l’Homme en 1996, nous nous rendons compte que 20 ans plus tard, nous considérons le clonage comme une technique à part entière même si la majorité des états ont légiféré sur ce sujet. Et la question sera ici bien plus complexe car ces utérus artificiels sont d’abord développés pour les enfants prématurés, ce qui signifie qu’une plus grande population sera directement touchée par ce type de technologie, sans compter les parents sans possibilité d’avoir d’enfants. Pas aussi simple donc…

Finalement, est-ce raisonnable de vous parler de ce type de technologie et ses conséquences face aux futurs androïdes ? peut-être que non, mais il me semble fondamental d’apprendre à connaitre ces techniques pour avoir le temps de la réflexion. Même si cela prendra 50 ans. Rappelons-nous le combat pour l’avortement ou l’euthanasie : 30 ans.

Pascal SIMOENS, Urbaniste et architecte, expert villes intelligentes

 

Pour mieux y réfléchir :

Utérus artificiel (Wiki) : ici

Un utérus artificiel pour grands prématurés réussit son premier test

Trois questions sur l’utérus artificiel qui pourrait sauver la vie de grands prématurés

vidéo Sex Robots ( sans sexe!) : 1 et 2

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