Archives pour la catégorie singularity

TRANSHUMANISME & LIBERTARIENS

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Très chers lecteurs,

C’est dans le cadre d’une émission radio de la Première (Chaine d’information de la RTBF – radio télévision francophone belge) que votre serviteur, accompagné du prof. Charles SUZANNE, avons développé les questions du transhumanisme et des philosophies libertariennes qui accompagnent les GAFA. 30 minutes d’écoute qui, je l’espère, vous permettront de comprendre ou simplement s’informer.

Belle écoute à tous!

http://www.libresensemble.be/radio/2017/04/01/transhumanisme-la-mort-de-la-mort-programme/

 

IN:SIGHT / BEING HUMAN… FOR EVER

In:Sight est une vidéo de l’école ArtFx, formant des étudiants en jeux vidéos. Cette vidéo, issue d’un de leurs travaux est fortement inspiré de Blade Runner (encore!). Il m’inspire la réflexion suivante : quelque que soit l’évolution humaine avec la robotique et le transhumanisme, l’homme se créera toujours des problèmes pour faire vivre son libre arbitre. Tant mieux… en attendant, regardez, c’est beau.

Et technologiquement, les graphisme en réalité augmentées seront de notre quotidien dans 10 ans. les HoloLens de Microsoft en sont déjà la preuve bien qu’on n’en soit qu’aux balbutiements.

ALPHABET : IS GOOGLE GOD?

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Alphabet a fait le Buzz en août 2015 en informant tous les investisseurs que la société devenait Alphabet, ou plus précisément, qu’Alphabet devenait le holding qui allait regrouper de nombreuses sociétés qui se trouvent déjà dans le giron de Google : Nest, Fiber, Google Venture, mais également des investissements comme la société D-Wave Systems qui développe les nouvelles puces quantiques.

Je ne reviendrai pas sur la question de la pertinence de cette restructuration qui est de l’ordre strictement financier, mais plutôt sur le nom de ce holding qui en a étonné plus d’un et pourtant, voici une petite piste de réponse.

Google , par l’entremise des libertariens Sergeï B. et Larry P. n’est pas vraiment une société comme les autres, car si elle génère des bénéfices colossaux, l’objectif des deux fondateurs n’est pas l’argent, mais bien le futur et, plus particulièrement, la création d’une I.A. (Intelligence artificielle). Ce n’est pas pour rien qu’ils ont invité dans leur giron le futurologue et chantre de l’intelligence artificielle, R. Kurtzweil qui dirige sa Singularity University, sponsorisée par Google, bien évidemment.

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Cette démarche de recherche aboutissant à l’intelligence artificielle est le dessin profond que se sont fixé les fondateurs de Google, accompagnés de leurs disciples.

Ce fait posé, nous allons maintenant parler du nouveau nom du holding de Google. En effet, Alphabet pourrait présenter une idée simple, voire simpliste comme identifiant. Pourtant, ce mot prend un tout autre sens lorsqu’on connait l’histoire de la science et, plus particulièrement, l’émancipation des scientifiques à l’époque des Lumières.

En effet, ce fut en 1660 que l’académie des sciences anglaise fut créée avec Newton comme fer de lance de la révolution des connaissances. Une révolution qui se basa sur deux livres pour expliquer le monde tel qu’il fut et tel qu’il serait quelques années plus tard.

Le premier livre s’appelle l’ « alphabet de Dieu », autrement dit : la bible. Le second, s’appelle « un second alphabet de Dieu », autrement dit, le livre de la science. Les fondateurs de Google ne pouvaient pas ignorer cela en choisissant « alphabet » comme dénominateur. D’autant que l’objectif de ces deux hommes est bien de révolutionner une nouvelle fois le monde, tout comme les scientifiques du 17e et du 18e siècle l’on fait. La révolution étant ici la singularité de l’intelligence artificielle.

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Dans un autre Post, je vous expliquerai la stratégie de Google; oups, excusez-moi: Alphabet, pour agréger les données leur permettant de rendre l’I.A. plus intelligente… et le fait qu’elle commence à réguler notre vie tel un Dieu.

I(T)-Wearables

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Si vous aimez les Tattoos, cela pourrait vous intéresser : depuis quelques années, de nombreuses propositions d’implantations de puces sous-cutanées ou tout autre type d’implants numériques ont fait leurs apparitions dans le monde du corps et du numérique.

A la base, et comme souvent pour les technologies d’interface personne-machine, les besoins se sont fait ressentir pour répondre à des problématiques médicales. L’exemple le plus connu de tous est très certainement ces personnes aveugles qui retrouvent une partie de leurs sens (images en noir et blanc p.e.).

Mais ici, nous allons parler d’éléments simplifiés et qui me pose question à divers niveaux d’analyse sociotechnologique alors que le débat sur les implantations de puces dans le cadre des technologies RFID pose déjà questions :

  • Tout d’abord, il faut bien reconnaitre que faire entrer les puces informatiques dans le design de la peau sous la forme d’un Tatoo d’encre est une transgression sociologique majeure. Jusqu’à ce jour, le tatouage avait pour objet de « marquer » la peau sous la forme d’une revendication personnelle ou encore une forme d’appartenance à un groupe sociologique précis.
  • Que dire alors de ces personnes qui accepteront de se faire tatouer pour leur permettre de contrôler leur pression artérielle ou encore, leur pouls ? seront-elles inscrites dans un « marquage social » prouvant leur acceptation d’un monde technologique sans fin ?
  • A contrario, l’ensemble des choix attribués à une démarche libre de se faire tatouer peut-elle encore avoir une valeur dans la société si on peut/on doit, se faire tatouer parce qu’on est diabétique ?

Ces questions méritent d’être posées dans un monde en pleine mutation et à une échelle dont l’humaine ne distingue pas encore les limites : le tatouage est aussi vieux que l’homme, mais aujourd’hui il prend un tout autre sens. La source sur laquelle se base mon article le précise clairement : « demain, dans le cadre d’autres usages vous pourriez par exemple tatouer votre enfant qui part se balader en classe verte ». La question est : « Comme un chien ? »

 

Source : weburbanist.com