Archives pour la catégorie Social

JUNGLE BUS

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Qué ca quo? Une application dérivée des usages de la communauté OSM (Open Street Map) et qui va vous permettre, quel que soit l’endroit dans le monde (c’est l’ambition et avec le numérique, tout est possible !), vous puissiez trouver le plan de transport public sur une carte précise. OSM est une communauté de 1.700.000 de géographes professionnels ou en herbes qui développent inlassablement la cartographie dans le monde sur base d’un projet collaboratif auto-vérifié.

L’application Jungle Bus (Android uniquement) offre la même opportunité de développement qui s’inscrit dans cette démarche des générations Millenials prêtes à offrir leur travail pour rien, mais pour autant qu’ils puissent également profiter du produit fini qui est ici à une échelle mondiale. Il semble qu’une communauté de 20 personnes peut couvrir une grande ville sur 3 mois.

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En tout état de cause, le travail est titanesque puisque 6 villes sur 10. Le projet s’inspire de l’initiative Open Source de Managua où un projet similaire a été lancé par l’un des fondateurs du projet et, finalement, fut imprimé en 40.000 exemplaires. Le principe est simple : avec l’application, lorsque vous êtes sur un arrêt de transport public, vous pouvez cliquer dans l’application pour définir l’arrêt. Ensuite, les données sont agrégées sur OSM.

Le projet se veut, avant tout, un nouveau service au public et comme une « alternative à la logique propriétaire de Moovit, Citymapper et Google » explique Flovian LAINEZ, ancien salarié de la SNCF (Chemins de fers français).

Si les concepteurs du projet le dédicacent essentiellement pour les pays en voie de développement comme l’Amérique du Sud et l’Afrique, il n’en demeure pas moins intéressant également pour les villes du nord dont l’alternative à la voiture devient une nécessité.

sources :

LE MONDE | 26.04.2017 |Une appli (vraiment) collaborative pour partager ses données de transport, Par Claire Legros

WE DEMAIN |10.07.2017 |6 villes sur 10 n’ont pas de plan de transports : voici la carte mondiale des lignes de bus |Par

 

 

IN:SIGHT / BEING HUMAN… FOR EVER

In:Sight est une vidéo de l’école ArtFx, formant des étudiants en jeux vidéos. Cette vidéo, issue d’un de leurs travaux est fortement inspiré de Blade Runner (encore!). Il m’inspire la réflexion suivante : quelque que soit l’évolution humaine avec la robotique et le transhumanisme, l’homme se créera toujours des problèmes pour faire vivre son libre arbitre. Tant mieux… en attendant, regardez, c’est beau.

Et technologiquement, les graphisme en réalité augmentées seront de notre quotidien dans 10 ans. les HoloLens de Microsoft en sont déjà la preuve bien qu’on n’en soit qu’aux balbutiements.

I(T)-Wearables

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Si vous aimez les Tattoos, cela pourrait vous intéresser : depuis quelques années, de nombreuses propositions d’implantations de puces sous-cutanées ou tout autre type d’implants numériques ont fait leurs apparitions dans le monde du corps et du numérique.

A la base, et comme souvent pour les technologies d’interface personne-machine, les besoins se sont fait ressentir pour répondre à des problématiques médicales. L’exemple le plus connu de tous est très certainement ces personnes aveugles qui retrouvent une partie de leurs sens (images en noir et blanc p.e.).

Mais ici, nous allons parler d’éléments simplifiés et qui me pose question à divers niveaux d’analyse sociotechnologique alors que le débat sur les implantations de puces dans le cadre des technologies RFID pose déjà questions :

  • Tout d’abord, il faut bien reconnaitre que faire entrer les puces informatiques dans le design de la peau sous la forme d’un Tatoo d’encre est une transgression sociologique majeure. Jusqu’à ce jour, le tatouage avait pour objet de « marquer » la peau sous la forme d’une revendication personnelle ou encore une forme d’appartenance à un groupe sociologique précis.
  • Que dire alors de ces personnes qui accepteront de se faire tatouer pour leur permettre de contrôler leur pression artérielle ou encore, leur pouls ? seront-elles inscrites dans un « marquage social » prouvant leur acceptation d’un monde technologique sans fin ?
  • A contrario, l’ensemble des choix attribués à une démarche libre de se faire tatouer peut-elle encore avoir une valeur dans la société si on peut/on doit, se faire tatouer parce qu’on est diabétique ?

Ces questions méritent d’être posées dans un monde en pleine mutation et à une échelle dont l’humaine ne distingue pas encore les limites : le tatouage est aussi vieux que l’homme, mais aujourd’hui il prend un tout autre sens. La source sur laquelle se base mon article le précise clairement : « demain, dans le cadre d’autres usages vous pourriez par exemple tatouer votre enfant qui part se balader en classe verte ». La question est : « Comme un chien ? »

 

Source : weburbanist.com

SEOUL SKY GARDEN : THINKING THE FUTURE OF PUBLIC SPACE INTO URBAN AREA

source : MVRDV
source : MVRDV

Le nouveau projet de MVRDV que l’on appelle Sky Garden à Séoul nous offre une réflexion émergente depuis quelques années sur la nécessité de se réapproprier les espaces délaissés, mais plus encore, la question de la récupération des espaces appelés « tiers lieux » que je traite depuis de nombreuses années sur ce blog.

Ces troisièmes lieux ne sont ni des rues, ni des places, n’ont pas d’identité singulière qui en font des lieux de rencontre… et pourtant ils deviennent ces nouveaux lieux hybrides entre les délaissés d’infrastructures et la nécessité de se réapproprier des lieux laissés à l’abandon à proximité des de ces espaces.

Si la promenade des chemins de fer de l’Est reliant l’Opéra-Bastille au périphérique parisien avait ouvert le bal de manière un peu involontaire au début des années 90, depuis, la High Line de New York a rendu ce concept à la mode.

C’est pourtant depuis de nombreuses années et grâce à l’avènement des nouvelles technologies qui permettent de s’approprier tous les espaces de la ville et sans exception, grâce au GPS et autres systèmes de géolocalisation fournie par le smartphone, que ce type d’espace à retrouvé vie.

Ils font partie de cette nouvelle démarche urbaine incluant les phénomènes de travail en coworking, Airbnb (votre maison se trouve au milieu de nulle part, mais vous pouvez la louer, car tout le monde peut la trouver facilement), auto partage,…

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Le travail des architectes néerlandais n’est donc que l’expression d’un phénomène qui va s’amplifier d’année en année sur la notion durable de recyclage à l’échelle de la ville elle-même.

Le projet est un viaduc de plus de 900m reliant l’un des districts de la capitale (Huam-dong) vers la périphérie ( Gongdeok dong) et traversant la gare Centrale de Séoul. À l’échelle métropolitaine, la rupture du chemin de fer a pour effet de couper un maillage naturel entre deux des nombreuses collines formant le paysage de la capitale. Ce projet doit donc être réfléchi non pas comme un objet en soi, mais bien commun lien futur constituant le maillage vert de la ville.

À l’échelle même de l’infrastructure, il est intéressant de voir comment les architectes assument les contraintes d’un viaduc routier devenant parc. De manière beaucoup plus brutale que pour la High Line dont certains aspects offrent une forme de « romantisme industriel », ici des architectes assument pleinement que le tablier ne devienne pas un tapis vert sur le casino de bonnes intentions. À mon sens, cela donne d’autant plus de force au projet qui le rend encore plus urbain. Et en cela, le projet s’inscrit bien dans cette nouvelle approche de réappropriation des espaces publics par les citoyens et de manière spontanée.

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Les quelques images de synthèse pourraient nous faire penser à une sorte de Blade Runner verdurisé, ayant perdu la noirceur de Harrison Ford. C’est probablement en cela ce projet nous indique une des voies du futur tout comme celle du projet de Liverpool (Flyover Bridge) que je vous avais fait découvrir dans le cadre d’un autre post et qui se développe à partir des intentions des habitants eux-mêmes et allons à l’encontre de la volonté politique. Ces projets sont des ponts et assumés comme tels.

Peut-être est-ce en cela une mutation urbaine majeure sur la conception même des espaces et de leur définition pour les années à venir.

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PS : À y regarder de plus près, on se demande pourquoi on est en train de démolir le viaduc du boulevard Reyers à Bruxelles, alors que celui-ci pourrait offrir un belvédère public original vers les nouvelles infrastructures des télévisions belges qui seront construites à côté. Probablement un coup manqué !

Plus d’informations : vers le site de MVRDV

Articles complémentaires :

YOU WERE A LAB RAT FOR A BEHAVIOUR EXPERIMENT

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Chers lecteurs,

Si vous avez un compte Facebook, cela pourrait vous intéresser. Si vous avez changé votre photo de profil pour porter les couleurs LGBT, alors vous devez lire cet article.

En effet, après le jugement de la Cour suprême des Etats-Unis sur l’égalité des mariages de différents sexes, un Tsunami de post et réactions de la communauté ouverte à ces questions a déferlé sur le net. Plus particulièrement, nous avons vu fleurir les changements de photos de profil des utilisateurs de FB, arborés des couleurs de l’arc-en-ciel.

En fait, Facebook a proposé une mini application (Celebrate Pride) vous permettant de modifier votre image de profil pour la rendre plus engagée. Jusque-là, rien de bien extraordinaire et ce fut même plutôt sympathique.

Là où cela devient plus particulier, c’est que selon certaines sources comme The Atlantic, l’un des média alternatif du net au Etats-Unis qui est le plus libertarien, cette application fait plus largement l’objet d’une expérience de profilage psychologique des utilisateurs FB.

« Experts say that by setting up the tool, Facebook was able to get an unprecedented insight on how to influence their users » (Am, Conservativ Post, 2015)

Globalement, les chiffres actuels montrent une utilisation de cette application pour plusieurs millions de profils, ce qui en fait un échantillonnage en fait très faible mais non négligeable.

L’objet de l’expérience semble être une analyse comportementale sur l’engagement des personnes d’une part, mais surtout celui d’un engagement à loin terme ou pas face à cet engagement. Autrement dit, combien de temps allez-vous garder votre photo bariolée de couleurs ?

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Ce n’est pas nouveau, d’autres études ont déjà été menées par FB sur le comportement de leurs utilisateurs et c’est assez logique pour une entreprise qui doit comprendre le comportement de ses consommateurs. La question est plutôt ici le fait que sous le couvert d’un engagement politique, FB utilise cet engagement pour vérifier le comportement de chacun et plus particulièrement le temps qu’il va mettre pour changer sa photo de profil (ou pas). Au niveau marketing, c’est important puisque cette approche peut avoir comme conséquence de cibler au mieux les profils d’engagements complexes, passifs, normaux,… et surtout leurs influences puisqu’il a été prouvé que certains profils avaient engagé d’autant plus d’  « amis ».

Vous voilà donc prévenu la prochaine fois…

Plus d’infos sur ce sujet :

A 61-million-person experiment in social influence and political mobilization

Even the Editor of Facebook’s Mood Study Thought It Was Creepy

Did YOU change your Facebook picture to a rainbow flag? Critics claim ‘Celebrate Pride’ tool may be another psychological test