THE ENVIRONMENTAL CARROT AND STICK APPROACH

source : www.phillywatersheds.org
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Chers lecteurs,

Même si certains amis crieront au loup à la lecture de cet article, je resterai néanmoins toujours admiratif de la manière dont l’Amérique approche des questions essentielle et avec un pragmatisme déconcertant.

En effet, je vais vous parler du NYC’s Green SWAT Team, soit une équipe payée uniquement à faire respecter les lois divulguées par le gouvernement de New York dans le cadre de sa politique de réduction de 30% de ses émissions des gaz à effet de serre d’ici 2030. Lorsque l’on sait que de 70% de ces gaz sont émis par les bâtiments et représentent 48% de la consommation énergétique globale de la ville, l’enjeu est majeur.

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Cette démarche doit être analysée à l’aulne de la manière dont les Etats-Unis voient les contraintes environnementales et le risque économique qu’elles peuvent engendrer dans un contexte économique global et concurrentiel. NYC a donc pris le taureau par les cornes et, surtout, s’en est donné les moyens en créant une équipe dédiée au contrôle et la répression car… si on édicte une loi, c’est pour qu’elle soit respectée ! Un bon sens que l’Europe, qui édicte des lois environnementales de plus en plus sévères, devrait certainement aussi mettre en application pour devenir plus efficiente.

Dans le cadre du PLANYC, le Greener, Greater Buildings Plan développement une stratégie focalisée sur le développement durable afin de rendre la ville plus résiliente; une ville gardant en mémoire l’ouragan Sandy qui a démontré que même avec une ville à bas carbone, sans sa capacité de résilience, la ville résiste difficilement aux aléas de la terre. Cette prise de conscience a permis le développement d’une stratégie plus riche en contenu que de simples indicateurs de réduction des gaz à effets de serre. Découle de cette approche plus systémique des projets tels que la reconfiguration des rives de Manhattan dirigée par  Big’s Architects : Rebuild by Design.

Mais revenons-en à notre sujet, à savoir: la manière de rendre efficace une loi. L’équipe du SWAT environnemental a commencé son travail en janvier 2012, tant dans le contrôle des bâtiments rénovés que des bâtiments neufs. Depuis cette date, ce n’est pas moins de 7.100 projets de grande ampleurs qui ont été contrôlés et plus de 60.000 demandes de transformations de moindre importance. Le résultat est explicite : 9 bâtiments sur 10 ne sont pas conformes à la législation en première lecture et après la relecture des dossiers de manière plus fine (erreur dans les valeurs u de conductivité thermique ou surfaces erronées, …), la moitié des dossiers sont rendus « non recevables ».

Certains me diront que cette « chasse aux sorcières » n’est pas efficace. Mais bien au contraire, l’effet sur l’impact environnemental est réellement mesurable avec des audits énergétiques post-travaux qui démontrent que le respect de la loi a permis d’améliorer l’efficacité de 76 à 84 % en… 1 an !

En conclusion, force est de constater que les problèmes sont identiques, quel que soit le continent mais plus que tout, il ne sert à rien d’édicter des lois sur un sujet aussi complexe sans avoir la garantie de réussite de leur application. Or, souvent, le dernier stade de contrôle est rarement financé à son juste niveau. De ce fait, nous nous retrouvons dans des situations inextricables où le législateur européen promeut le passage à la norme passive en 2018, sans que les pays puissent se donner les moyens de cette politique dans une période de crise qui oblige surtout à faire des économies. Ces mêmes économies que les clients désirent aussi lors de la construction de leurs bâtiments mais qu’ils ne peuvent atteindre eu égard aux normes. Ainsi, tout le monde est perdant car d’une part les objectifs politiques ne sont pas atteints car peu contrôlés et le secteur privé voit le coût de ses bâtiments augmenter d’année en année sans réellement profiter de ces investissements consentis car non optimalisés.

Loin de moi l’adoption du principe de la carotte et du bâton, toutefois, il me semble normal que lorsqu’un pays se fixe des objectifs il puisse, a minima, se donner les moyens de les contrôler. C’est d’autant plus vital que l’enjeu est la survive de notre espèce. Ce contrôle ne peut se faire que de concert avec une approche didactique de premier ordre. Les membres du « SWAT » ne disent pas autre chose.

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