Les entreprises vertes ne sont pas dans le rouge

03.01.09 -11:58 Les entreprises actives dans le domaine de l’environnement et des??nergies renouvelables ne subissent que peu les effets de la crise. Elles sonttoujours en pleine croissance.

Les entreprises vertestoujours au top. Elles ne semblent pas ??tre touch??es par la crise, leur chiffred’affaire est globalement en hausse. Par ailleurs, les nombreuses commandespass??es en 2008 permettront une poursuite de leur d??veloppement cette ann??e.L’exercice pass??, des entreprises telles que Electrawinds, Thenergo, OWS,Vyncke, Enfinity ou Waterleau ont vu leur chiffre d’affaires progresser d’aumoins 50 pc. Dans ce contexte, elles rencontrent davantage de probl??mes pourrecruter du personnel qualifi?? que pour obtenir des cr??dits bancaires, ??crit DeTijd samedi 02 janvier 2009.

Source :www.rtbf.be/info cr??dit photo : Belga

 

 

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meilleurs voeux… et chinoiseries

Ce début d’année est toujours le moment pour prendre toutes les bonnes résolutions que nous n’avons pas su tenir l’année précédente. Toutefois, et ça m’a troublé à plus d’un titre, nombre de personnes m’ont répondu : « ne te lance pas dans des résolutions que tu ne pourras pas tenir »… étaient ils réalistes ?…

Ou avaient ils perdu toute foi en leurs chemins de vie personnels au point de ne même plus croire en eux-mêmes et leur possibilités de se surpasser ? Le temps est-il si morose que tout le monde ne croit en plus rien ? Tout le monde semblant attendre le déluge après la tempête de 2008. Alors à quoi bon prendre des bonnes résolutions ?….

Mais je suis d’un naturel optimiste et je désirais donc vous faire part de trois bonnes résolutions :

 

1 résolution : Demander aux responsables politiques belges d’arrêter de nous prendre pour des cons.

 En effet, nous avons un nouveau premier ministre… mais pour de faire dans un pays où 55% de la population a voté pour des partis défendant des causes que 45% du reste de la population refusent de discuter. Tout cela dans un grand individualisme communautaire réciproque. Nous disons tous que la crise économique est plus importante que les problèmes linguistiques. Certes, mais alors faisons leur savoir notre point de vue !

2 résolution : tordre le coup au « pouvoir d’achat » 

J’ai faillit tomber de ma chaise quand j’ai entendu à la radio que les priorités des belges francophones avaient évolué entre 2008 et 2009. En 2008, c’était les économies d’énergies et l’environnement. En 2009, c’est le pouvoir d’achat. C’est bizarre, moi, je pensais que c’était la même chose. Si on fait des économies d’énergies, on a plus d’argent de poche, non ? Mais c’est vrai qu’à force d’entendre tous les responsables politiques parler de pouvoir d’achat, les gens y croient.  Quand on se dit que ce fameux slogan du « pouvoir d’achat » a été lancé parce que les gens ne savaient plus se chauffer avec l’augmentation du baril de pétrole et que ce même baril coûte aujourd’hui 4x moins cher, il semblerait que le peuple ne dicte plus la réalité de ses besoins mais que c’est bien le politique qui orientent les besoins du peuple afin de couvrir l’incapacité de diriger le pays depuis les dernières élections. Un peu comme l’explique Platon dans la « République ». Lorsque les sages discourent des sujets bons pour le peuple. Le miroir aux alouettes de la caverne n’est pas loin ! Mais n’êtes vous pas libres de penser ?

3 résolution : ma petite entreprise ne connaît pas la crise.

Entre août et novembre 2008, Wall Street a perdu de la valeur boursière équivalente au coût de la seconde guerre mondiale pour les Etats-Unis ! Rien que ça. A contrario, toute la nouvelle industrie liée au développement des énergies renouvelables devrait créer 220.000 emplois en France avant 2012 … et malgré la crise, soit 10% du taux de chômage français.

Toutes les crises, et au plus fortes sont-elles, ont permis à l’humanité de rebondir… et quand elle ne l’a pas fait ce fut la guerre : 14-18 et 40-45. Aujourd’hui, le chalenge sociétal est d’agir sur les enjeux planétaires climatiques et de la répartition des richesses. Agissons.  Aujourd’hui, bien que restant vigilants, nous devons traduire de nouveaux enjeux sociétaux. Les changements climatiques, eux, ne connaissent pas non plus la crise et nous devons préparer aujourd’hui les résolutions environnementales qui devront devenir des actes concrets au niveau politique

Pour vous en convaincre, je vous lis ce qui suit :

 Selon l’OMS et l’Unicef, l’absence d’eau potable et de moyens d’assainissement adéquats a des conséquences disproportionnées sur les jeunes enfants. Chaque année, 1,9 million d’enfants de moins de cinq ans meurent de maladies diarrhéiques dans les pays les plus pauvres, soit plus de 5 000 décès par jour et dans près de 90 % des cas la mauvaise qualité de l’eau et des moyens d’assainissement inadéquats sont en cause. Le risque de décès par diarrhée d’un nourrisson en Afrique subsaharienne est 500 fois plus élevé que dans un pays développé. La diarrhée peut aussi conduire à une malnutrition grave, un phénomène qui contribue chaque année au décès de 6 millions d’enfants, c’est-à-dire à plus de la moitié de la mortalité de l’enfant dans le monde.

Volontairement, je n’ai pas voulu prendre un sujet sur la pollution telle que nous sommes abreuvé chaque jour à la télévision. Non, c’est juste un sujet environnemental, la question de l’eau, liée à l’exploitation des rivières et sources dans un monde en guerre. 

 

LA CRISE… ET APRES

La crise économique mondiale a l’avantage de redistribuer quelque peu les cartes de notre économie de marché, qu’elle soit globale ou local.

Si je ne vais pas me lancer dans une diatribe s’agissant de l’économie – je n’en ai pas la prétention – je vais toutefois me lancer dans une analyse micro relative à l’attractivité des villes et la compétition entre elles. Cette réflexion me semble d’autant plus importante en Belgique que nous nous trouvons dans une logique de gestion du territoire régionale plutôt qu’urbaine. Ce n’est pas innocent dans un moment charnière où la compétitivité urbaine (et non régionale) va devenir un des enjeux de l’après crise.

 

En effet, après la globalisation généralisée, en occident, orient ou tiers-monde ; où l’échelle de territoire pertinent était le micro territoire-région qui pouvait répondre à tous les besoins sur peu d’espace à l’échelle du reste du monde, nous allons certainement passer à une stratégie de territoire où la ville deviendra le pôle de développement avec des territoires annexes offrant eux-mêmes des services à un réseau de petites villes gravitant autour des métropoles, voire mégalopoles.

 

Pourquoi passerions-nous d’une stratégie de développement des villes plutôt que des régions ?

Parce que la crise a redistribué les cartes des flux économiques et que la pérennité des nouveaux flux créés dépendra de leurs besoins respectifs en énergie primaire le pétrole) et transformée (l’électricité).

 

Donc les villes ? Parce que les villes sont à la pointe des stratégies écologiques et qu’un territoire plus diffus est, par définition, plus énergivore car nécessitant beaucoup plus de besoins de mobilité. Là est l’enjeu : la mobilité. La question devient : « comment augmenter la mobilité sans augmenter l’impact écologique des déplacements ? N’oublions pas que nous allons devoir commencer à faire le bilan carbone des villes, des régions et des pays. Or, les premiers chiffres sur les bilans de Paris démontrent que la ville pollue plus avec des échanges externes qu’avec les échanges de mobilité en interne dans la ville ! Soit, dans le cas de Paris, 2 pour 5. A Bruxelles, quelques supputations nous amène vers 2 pour 10 !!!! Quoi de plus normal vu le nombre de navetteurs… Pour faire simple et expliquer ce calcul : deux déplacement à Bruxelles pour 10 venant de l’extérieur. Certes, me direz-vous, si Bruxelles n’avait pas les navetteurs, pourrait-elle vivre ? Non ! Mais le problème n’est pas là, c’est que le coût-pollution-vérité va mener cette région-ville-capitale à la banqueroute… sauf à faire payer les navetteurs pour rentrer dans la ville… comme à Londres, Stockholm, etc. Et surtout ne fantasmez pas sur le fait que les entreprises partiront de Bruxelles. Tout montre que les zonings de Braine l’Alleud, Waterloo, Machelen etc. sont des entreprises qui travaillent essentiellement avec la région dans laquelle elle se trouve et non vers Bruxelles. Et puis, je vois mal l’Europe ou l’OTAN déménager en Flandre ou en Wallonie. Donc l’attractivité bruxelloise est un fait et le restera. Il n’en est pas du même pour les deux brabants, ne citons qu’eux.

 

Donc, si vous suivez mon raisonnement, le mazout et le paiement urbain sera la règle. Ca va faire réfléchir plus d’un, non ? Et c’est là que les villes définissent le nouveau maillage urbain : le train, ce bon vieux train qui, début 80 a eu la chance d’ouvrir une ligne TGV entre Paris et Lyon car sinon se retrouvait définitivement dans le rayon « old fashioned ». Aujourd’hui, c’est un des seuls secteurs du transport qui continue sa croissance malgré la récession. Mais surtout, plus la ville sera importante, plus elle sera reliée rapidement aux autres. Pour rappel, vous mettrez autant de temps de déplacement entre Binche et Bruxelles que Liège-Bruxelles, respectivement 65 et 110 km !

 

Ainsi, les villes vont devoir développer de nouvelles stratégies de développement endogène, orientées low ou zéro CO…. Et les villes qui auront pris la balle au bon aujourd’hui, grâce à la capacité de changement que constitue toute crise, seront les leaders occidentaux de demain. Dans 15 ou 20 ans, une génération à peine.

 

La crise économique actuelle, un peu plus importante que les précédentes, risque fortement de modifier plus rapidement les stratégies de développements territoriaux. Plus particulièrement celles des villes dont la concurrence est certainement le fait majeur des 10 dernières années. Les pays où les villes ne se mettent pas en réseaux, ne pourront se développer, et qui n’avance pas, recule. En Belgique, tout est fait pour interdire aux villes de développer leurs propres stratégies et de développer des partenariats entre villes, qu’elles soient wallonnes, bruxelloises ou flamandes, peu importe pour elles, leur avenir est en jeu. Mais aussi l’avenir des régions, concept déjà obsolète avant qu’il soit aboutis. C’est aussi ca le paradoxe de la régionalisation constante en Belgique.

 

En conclusion, si les villes ne se rebelles pas contre les régions, la Belgique ne sera plus que la banlieue de
Paris, Rotterdam, Lille ou Luxembourg. Une coquille vide. Est-cela l’avenir des régions ?

 

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