GOOGLE CRISIS HELP RESPONSE (SOS Alerts): WHY ARE THEY DO THAT ?

HAITI: Aftermath of earthquake in Haiti
Port-au-Prince, tremblement de terre, 2010

Dans ce Post, nous allons décortiquer pourquoi Google vient de développer un système de référencement pour les personnes sur des territoires en crise ou bien, comme pour Facebook, une in-App permettant à rassurer ses proches après un attentat. L’objectif est de montrer les raisons sous-jacentes aux objectifs apparemment humanitaires des GAFA et analysées à l’aulne du Big Data et du Deep Learning, valeurs d’avenir pour les portefeuilles des CEO de la Valley.

Serait-ce s’imaginer que Google va copier Facebook, premier sur la balle ? Ce serait oublier leur action lors du tremblement de terre en Haïti où Google (en plein développement de Google map/Earth), offrit à la communauté des images satellitaires très haute définition et en moins de 24h. Le résultat fut extraordinaire avec la restitution d’une carte de Port-au-Prince, par la communauté OSM et avec une définition jamais égalée depuis pour un travail réalisé en moins de 48h ! Ce serait oublier que cette démarche a permis de sauver de nombreuses vies avec les ONG sur place.

Non, Google va bien plus loin dans la démarche « sécurisez-moi et ma famille ».  Sur le site dédié à leur système, il se vantent de « fournir l’information la plus pertinente, crédible et actionnable en cas de crise ». Sous-jacent à cette approche bien plus globale que Facebook dans le cadre d’un attentat, Google désire agréger les données pour optimaliser et agréger nécessite de multiples entrées pour mieux maitriser les informations issues de ces données.

L’agrégation des données, ce nous appellerons en bon français « l’agorithmage » permettra sans nul doute à la population d’être plus vite rassurée. En cela, nous ne pouvons que nous en réjouir. Toutefois, le processus va plus loin : il permettra également à Google de fournir des données payantes aux acteurs tels que les ONG, États, acteurs. Cela nécessite la garantie de la qualité des données fournies avec un paradigme particulier qui est la gestion du temps. En effet, quel intérêt de développer une base de données qui ne pourrait être efficace qu’après une semaine alors que les 48 premières heures sont cruciales ?

Google y trouve la parade et montre également l’intérêt de la machine coordonnée avec l’homme pour répondre à des enjeux tels que ceux-là :

  • Premièrement, Google fournit des données stables en quantité (cartes, photos aériennes et satellitaires,etc.) ;
  • Ensuite, la communauté transforme ces données pour les actualiser. Par communauté, il est entendu que cela peut être des personnes extérieures à la catastrophe ou des personnes directement impliquées. Le type de données fournies se complète et s’agrège ensemble.
  • Enfin, Google développe un mode de communication permettant de transférer les données, ce qu’ils appellent pudiquement « Fournir aux réfugiés une connectivité et des dispositifs », qui est bien représenté par le projet NETHOPE, pour n’en citer qu’un.
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Image de l’Ouragan Sandy et ses conséquences touchant La Nouvelle Orléans

Avec ce processus, tout est mis en place pour permettre la monétisation des données : Google extrait les données nécessaires à l’optimalisation de la crise. Ces données valent de l’argent puisqu’elles permettent de réduire les coûts sous toutes leurs formes : une personne sauvée est une personne qui rapporte quelque chose, car les morts coûtent très cher à la collectivité et l’économie (soyons cyniques). En outre, cette optimalisation systémique répond également au miroir numérique de la compensation de la réduction l’efficacité des services publics (par manque de personnel) par les nouvelles technologies.

Cette approche de Google est à définir au regard du Deep Learning qui nous rapproche de plus en plus de l’émergence de l’intelligence artificielle. Un processus qui est efficace grâce à l’accumulation des données, ces mêmes données qui mutent inévitablement avec un phénomène impromptu de type humain ou naturel. L’enjeu de Google est de développer une stratégie qui lui permet de compenser cet impromptu le plus rapidement possible. Pour cela, il a paradoxalement essentiellement besoin de l’Homme comme capteur multisensoriel sur un espace limité à la zone de sinistre.

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l’application développée « en propriétaire » par l’Etat français est moins utilisée que les systèmes d’alerte de FB…

Précisons que Facebook, n’est pas en reste, mais son approche est plus comportementale, propre à l’agrégation des données par l’algorithme comportemental de FB,  c’est-à-dire ayant développé des systèmes sectoriels spécifiquement selon les usages des crises : une crises telle que #blacklivematters ne se gère pas de la même manière que les attentats de Paris. L’exemple d’alerte attentat étaie nos propos. Chaque GAFA a donc sa méthode pour optimaliser les crises. Le monde est parfait…

… Enfin presque, car tous les algorithmes ne permettront pas de compenser l’intuition des sauveteurs à continuer à chercher ou du policier du RAID à un moment crucial de décision d’attaque. La nature humaine garde encore dans son ADN des parcelles extraordinaires de mémoire de survie qui ne pourra être remplacée par des algorithmes. Ainsi, et si la démarche de Google est louable, car elle va permettre d’améliorer les interventions en cas de catastrophes, il reste important de ne pas oublier que l’action de l’homme sur le terrain lui rend son humanité, aussi connectée soit-elle.

En conclusion, il est donc nécessaire que nous puissions former les nouvelles générations qui sont/vivent/transpirent avec les données numériques à l’humanisme afin de ne pas se perdre face à l’essentiel : sauver des vies sans calcul, à l’instinct, pour la beauté du geste, seulement.

Sources complémentaires :

Google Helping people crisis | Blog Google | https://www.blog.google/products/search/helping-people-crisis/ | visité le 26 juillet 2017

Google Crisis Response |Blog Google | https://crisisresponse.google/ |visité le 26 juillet 2017

Des satellites au secours des victimes de catastrophes | https://jeunes.cnes.fr/fr/web/CNES-Jeunes-fr/8664-histoire-de-la-charte-espace-et-catastrophes-majeures.php |visité le 24 juillet 2017

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