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TRANSHUMANISME & LIBERTARIENS

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Très chers lecteurs,

C’est dans le cadre d’une émission radio de la Première (Chaine d’information de la RTBF – radio télévision francophone belge) que votre serviteur, accompagné du prof. Charles SUZANNE, avons développé les questions du transhumanisme et des philosophies libertariennes qui accompagnent les GAFA. 30 minutes d’écoute qui, je l’espère, vous permettront de comprendre ou simplement s’informer.

Belle écoute à tous!

http://www.libresensemble.be/radio/2017/04/01/transhumanisme-la-mort-de-la-mort-programme/

 

REWILDING THE CITY

Corridors fauniques quatre propositions à des parties «de REWILD» de l' Amérique du Nord. Smithsonian Institute  CC BY-NC
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Wildlife corridors: four proposals to ‘rewild’ portions of North America. Smithsonian Institute, CC BY-NC

En français le terme «  réensauvager » est apparu voici peu et peut être traduit littéralement comme « remettre de la vie sauvage en ville ». Cette question de la nature en ville devient récurrente depuis quelques années et l’émergence des façades végétales sur nos façades d’immeubles de bureaux, voir, quelques appartements.

Le terme apparaît milieu des années 90 avec les écris de Reed Noss et Allen Cooperrider (saving Nature’s Legacy (1994) et qui relève le risque de perte de la biodiversité à l’échelle du monde. A cette même période, l’ONU précise que la Terre va définitivement basculer dans un monde urbain avec plus de 50% des habitants vivant dans les villes.

Plus récemment (début 2016), l’auteur Eward O. Wilson qui est professeur à l’université d’Harvard,, sort le livre Half-Earth : Our Planet’s Fight for Life  et précise sa préoccupation sur le développement des villes avec, plus particulièrement, la concentration des habitants dans les villes et mégalopoles d’ici à la fin du 21e siècle.

A notre sens, la question qui se pose est double :

  1. La première suppose que l’homme est capable de se déconnecter de son socle millénaire, inscrit dans son ADN, et supposant qu’il ne peut pas se libérer de son instinct primaire de chasseur-cueilleur. A mon sens, c’est une véritable question, mais à laquelle d’aucuns ne sont capables aujourd’hui d’y répondre. A contrario, nous pourrions nous demander si nous ne sommes pas perdants à annihiler des compétences spécifiquement humaines (vs I.A.) relatifs à notre capacité de survie instinctive en milieu hostile et, par conséquent, notre capacité de résilience.
  2. La seconde est liée à notre relation avec la technologie et, plus particulièrement, l’émergence de plus en plus probable de l’Intelligence artificielle. En effet, l’interaction homme-machine serait l’avatar de notre relation intime homme-nature.

Le lire d’Edward O. Wilson prévoir l’opportunité de séparer l’urbain et la nature (la moitié de la terre), telle que la carte présentée ci-dessous avec des corridors écologiques majeurs pour l’Amérique du Nord. Ces couloirs sont exempts de toutes vies humaines… une forme douce de l’idée développée dans la série télévisée The Zoo où la nature se rebelle contre les hommes qui la détruisent génétiquement. Ici, Wilson anticipe et propose d’organiser une sorte d’arche de Noé mondiale… sur terre.

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nouveau corridor écologique animalier, Calédonie britannique.

Parallèlement, il faut noter la recherche sur la nature en ville où les architectes et les urbanistes jouent souvent aux apprentis sorciers sans avoir de grimoires.

En tout état de cause, il me semble qu’une question est de plus en plus récurrente dans les villes sur la place de la nature et l’interrelation entre l’homme et la nature dans un monde de plus en plus urbanisé. Peut-être que la question se réglera par l’économie comme l’émergence d’une économie circulaire qui oblige de repenser la production agricole par des circuits courts. Il pourrait en être de même au travers des villes qui pourraient être valorisées au niveau de son intégration de couloir biologique et de quartiers véritablement « bio ». Les villes vertes se verraient avec un foncier plus cher et une attractivité plus grande pour les entreprises. Il restera, comme toujours, de régler la question sociale : une autre forme de discrimination humaine.

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façade végétale, 2eme arrondissement, Paris

source d’inspiration : Wiliam Lynn, Setting asie half the Erth for rewilding : the ethical dimension, The Conversation, 26 août 2015

 

ALPHABET : IS GOOGLE GOD?

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Alphabet a fait le Buzz en août 2015 en informant tous les investisseurs que la société devenait Alphabet, ou plus précisément, qu’Alphabet devenait le holding qui allait regrouper de nombreuses sociétés qui se trouvent déjà dans le giron de Google : Nest, Fiber, Google Venture, mais également des investissements comme la société D-Wave Systems qui développe les nouvelles puces quantiques.

Je ne reviendrai pas sur la question de la pertinence de cette restructuration qui est de l’ordre strictement financier, mais plutôt sur le nom de ce holding qui en a étonné plus d’un et pourtant, voici une petite piste de réponse.

Google , par l’entremise des libertariens Sergeï B. et Larry P. n’est pas vraiment une société comme les autres, car si elle génère des bénéfices colossaux, l’objectif des deux fondateurs n’est pas l’argent, mais bien le futur et, plus particulièrement, la création d’une I.A. (Intelligence artificielle). Ce n’est pas pour rien qu’ils ont invité dans leur giron le futurologue et chantre de l’intelligence artificielle, R. Kurtzweil qui dirige sa Singularity University, sponsorisée par Google, bien évidemment.

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Cette démarche de recherche aboutissant à l’intelligence artificielle est le dessin profond que se sont fixé les fondateurs de Google, accompagnés de leurs disciples.

Ce fait posé, nous allons maintenant parler du nouveau nom du holding de Google. En effet, Alphabet pourrait présenter une idée simple, voire simpliste comme identifiant. Pourtant, ce mot prend un tout autre sens lorsqu’on connait l’histoire de la science et, plus particulièrement, l’émancipation des scientifiques à l’époque des Lumières.

En effet, ce fut en 1660 que l’académie des sciences anglaise fut créée avec Newton comme fer de lance de la révolution des connaissances. Une révolution qui se basa sur deux livres pour expliquer le monde tel qu’il fut et tel qu’il serait quelques années plus tard.

Le premier livre s’appelle l’ « alphabet de Dieu », autrement dit : la bible. Le second, s’appelle « un second alphabet de Dieu », autrement dit, le livre de la science. Les fondateurs de Google ne pouvaient pas ignorer cela en choisissant « alphabet » comme dénominateur. D’autant que l’objectif de ces deux hommes est bien de révolutionner une nouvelle fois le monde, tout comme les scientifiques du 17e et du 18e siècle l’on fait. La révolution étant ici la singularité de l’intelligence artificielle.

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Dans un autre Post, je vous expliquerai la stratégie de Google; oups, excusez-moi: Alphabet, pour agréger les données leur permettant de rendre l’I.A. plus intelligente… et le fait qu’elle commence à réguler notre vie tel un Dieu.

I(T)-Wearables

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Si vous aimez les Tattoos, cela pourrait vous intéresser : depuis quelques années, de nombreuses propositions d’implantations de puces sous-cutanées ou tout autre type d’implants numériques ont fait leurs apparitions dans le monde du corps et du numérique.

A la base, et comme souvent pour les technologies d’interface personne-machine, les besoins se sont fait ressentir pour répondre à des problématiques médicales. L’exemple le plus connu de tous est très certainement ces personnes aveugles qui retrouvent une partie de leurs sens (images en noir et blanc p.e.).

Mais ici, nous allons parler d’éléments simplifiés et qui me pose question à divers niveaux d’analyse sociotechnologique alors que le débat sur les implantations de puces dans le cadre des technologies RFID pose déjà questions :

  • Tout d’abord, il faut bien reconnaitre que faire entrer les puces informatiques dans le design de la peau sous la forme d’un Tatoo d’encre est une transgression sociologique majeure. Jusqu’à ce jour, le tatouage avait pour objet de « marquer » la peau sous la forme d’une revendication personnelle ou encore une forme d’appartenance à un groupe sociologique précis.
  • Que dire alors de ces personnes qui accepteront de se faire tatouer pour leur permettre de contrôler leur pression artérielle ou encore, leur pouls ? seront-elles inscrites dans un « marquage social » prouvant leur acceptation d’un monde technologique sans fin ?
  • A contrario, l’ensemble des choix attribués à une démarche libre de se faire tatouer peut-elle encore avoir une valeur dans la société si on peut/on doit, se faire tatouer parce qu’on est diabétique ?

Ces questions méritent d’être posées dans un monde en pleine mutation et à une échelle dont l’humaine ne distingue pas encore les limites : le tatouage est aussi vieux que l’homme, mais aujourd’hui il prend un tout autre sens. La source sur laquelle se base mon article le précise clairement : « demain, dans le cadre d’autres usages vous pourriez par exemple tatouer votre enfant qui part se balader en classe verte ». La question est : « Comme un chien ? »

 

Source : weburbanist.com

WORK IN PROGRESS

Chers lecteurs,

Voici bien des semaines que j’ai délaissé mon blog pour m’astreindre au travail de rédaction d’une thèse sur les espaces publics numériques et l’usage des réseaux sociaux.

Malheureusement, l’un ne va pas sans l’autre, ce blog ayant souvent pour objet l’antichambre de mes recherches universitaires… et parfois mes égarements.

Toutefois, ce n’est pas pour autant que mes recherches, envies, analyses (parfois critiques) s’arrêtent, je dirais même plutôt qu’elles se stockent pour des jours plus libres.

J’espère que vous ne m’en voudrez pas trop, très chers lecteurs (400 à 500 par mois) et que vous continuez à prendre plaisir à piocher dans les archives misent à votre disposition.

En tout état de cause, je retrouve un très grand plaisir de vous retrouver pour quelques instants avec ces quelques articles qui suivront.

Bonnes lectures, joyeux Thanksgiving et Bonnes fêtes de fin d’année.