Temps de lecture : 6 minutes
mots-clés : Tomorrow city, enfants, espaces publics, accueil, ville
Nombre de pages « équivalent » : 2
Article rédigé avec l’aide de l’IA : oui (Gemini 2.5 flash)
En bref : L’article questionne la discrimination des enfants dans l’espace public, les incitant à se réfugier derrière les écrans. Le manque de conception urbaine adaptée et les dangers accrus (accidents, violence) limitent leur jeu libre et leur autonomie. Il est urgent de repenser les villes pour offrir aux enfants des espaces sécurisés et stimulants, réduisant ainsi la dépendance aux jeux vidéo.
Chers lecteurs,
Que se cache-t-il derrière ce titre énigmatique ? D’abord, résumons-le (merci à l’IA), voici un résumé de l’article de blog :
L’article aborde le manque de prise en compte des enfants dans l’urbanisme, ce qui limite leurs possibilités de jeux libres. Il souligne que de nombreuses villes ne sont pas conçues pour les enfants, entraînant une diminution du temps de jeu en extérieur. L’article révèle qu’un enfant sur trois ne se sent pas en sécurité dans les rues de sa ville, les dangers courants incluant la violence et les accidents. En conséquence, les parents ont tendance à surprotéger leurs enfants, limitant leur autonomie et leurs compétences sociales.
Cependant, certaines villes comme Barcelone et Copenhague prennent des initiatives pour donner la priorité aux enfants dans l’aménagement urbain en créant des zones sécurisées, une mobilité accessible et des espaces de jeux. L’article souligne l’urgence pour les villes de concevoir des espaces qui répondent aux besoins des enfants, notamment des aires de jeux spacieuses, des parcs, et de prendre en compte l’avis des enfants dans le processus de conception.

L’article issu du blog de Tomorrow City, une plateforme de débats sur les enjeux urbains (Amérique du Nord) et également organisateur d’évènements à l’échelle mondiale pour réfléchir aux villes d’aujourd’hui et de demain, traite de la place des enfants dans la ville, je vous convie à une lecture approfondie de l’ensemble de l’article Beyond the playground: how cities are reimagining spaces for kids (23 mai 2025) d’Eliva Esparza, madrilène d’origine et qui fait le constat systémique des raisons qui amènent à ne plus voir d’enfants dans les villes.
Plus largement, ils font le constat que :
- Si les activités physiques sont une part essentielle de la vie d’un enfant…
- … mai la création d’espaces libres, verts et frais pour l’été (mais aussi les changements climatiques) disparaissent peu à peu ou sont extrêmement régulés.
- Dans le même temps, les activités culturelles dans les quartiers ainsi que la réduction du trafic routier (les villes apaisées) sont essentielles, non seulement dans le contexte de sécurité face aux véhicules, mais aussi à l’ambiance urbaine générale.
- Une ambiance urbaine qui nécessite aussi de grands espaces ouverts : ouverts pour laisser l’imagination s’approprier les espaces, mais aussi permettre aux parents de contrôler leurs petits enfants sans s’y coller : gérer l’autonomie.
Dans ce contexte, certains diront : « oui, mais il y a des parcs dans les villes ». Sauf que la plupart de ces grands parcs sont soit en périphérie, soit dans des espaces centralisés. Bref, il faut un moyen de transport pour y accéder, les grands SUV faisant bien trop peur aux parents pour laisser en liberté leurs enfants.
Bref, et comme le précise l’auteure : les rues sont dangereuses pour les enfants et ce sont eux qui le disent dans un rapport ( Small Voices, Big Dreams, ChildFund Alliance, 2019).
Mais que vient faire le numérique dans cette histoire ?
Posons-nous la question suivante : comme nous (parents) ne faisons plus confiance à la régulation de l’espace public pour offrir aux enfants un espace de liberté, quel est l’espace de liberté nécessaire au développement des jeunes qui le remplace ? les jeux vidéo ! Toutefois, ce qui nous intéresse ici est surtout que les jeunes enfants ne sont pas préconditionnés pour naturellement choisir les jeux vidéo plutôt que la rue ! l’Homme est surtout un animal social. Une sociabilisation bien plus simple en vie réelle que via des outils et médiums qui coupent l’intermédiation sensorielle (ce qui ne se dit pas, mais que votre corps ressent face à une autre personne).
Se pose alors quelques hypothèses : d’un part, l’accident dans un parc bruxellois et la mort de l’enfant de 11 ans, Fabian, dans le cadre d’une interpellation policière ( parc Elisabeth, Ganshoren,) montre que la réalité du contrôle étatique dans les espaces normalement dévoués à la liberté des enfants est une réalité, fût-elle jusqu’à la mort…
Dans ces conditions, la société confirme l’exclusion des enfants dans la ville (comme le précise Eliva Esparza dans son article). Toutefois, les enfants ont besoin de liberté pour se construire, donc ils vont jouer à des jeux vidéo, là où tout est possible, même de mourir 1 000 fois sans avoir mal, contrairement à une chute en trottinette dans un parc. Il s’en suit ce questionnement : la ville et ses règles de plus en plus contraignantes ont un impact sur la société tout entière ? Peut-être que c’est bien plus que l’instruction des enfants aux jeux vidéo !
Et s’il n’était pas plus important de se préoccuper de la place des enfants en ville pour leur offrir plus de liberté plutôt que de limiter encore celles-ci avec les jeux vidéo ?
Toutefois, cela nécessite alors que les adultes se repositionnent clairement dans l’accès aux villes en répondant à deux points essentiels :
- Réduire l’empreinte de la voiture dans l’espace pour avoir moins de voiture et donc plus d’espaces pour la « vie »
- Garantir la sécurité
Les dangers qui touchent le plus les enfants peuvent être divisés en deux types:
Violence : Dans les villes où les taux de criminalité sont élevés, il est courant que les enfants ne puissent pas jouer seuls dans la rue en raison du risque de devenir victimes de crimes, allant du vol à l’enlèvement. Un phénomène essentiellement développé sur les continents américains.
Accidents : La forte présence de voitures dans les rues a entraîné une augmentation des accidents de piétons aux passages, des feux de circulation et des sorties scolaires, ce qui représente un risque important pour les enfants. Les voitures ont également contribué à réduire l’espace disponible dans les villes pour que les enfants puissent jouer et socialiser.
Votre voiture a donc peut-être aussi un impact sur le fait que vos enfants et petits enfants préfèrent rester devant un ordinateur à jouer à GTA « pour faire comme les grands ». A méditer.

Bonne et belle journée à vous.
Merci pour le suivi de notre blog-à-idées ou à réflexions, c’est toujours agréable d’être lu et vous êtes de plus en plus nombreux (+ de 1 000 par mois en, moyenne). N’hésitez pas à commenter, c’est aussi une place de débats. Et surtout, merci de partager si vous soutenez nos réflexions ou recherches.

Pascal SIMOENS Ph.D, Architecte et urbaniste, data Scientist, expert Smart Cities. J’ai commencé ma vie en construisant des villes en Lego, j’en ai fait mon métier. Geek invétéré, aujourd’hui je joins mes passions du numérique et de la ville au travers d’une expertise smart Cities et smart-buildings en travaillant en bureau d’étude (Poly-Tech Engineering) et j’enseigne cette même expertise à l’UMONS et l’ULB. Complémentairement, je suis membre du bureau et trésorier du Conseil francophone et germanophone de l’ordre des architectes, baron au sein du Conseil national de l’Ordre des architectes.
This post is licensed under a Creative Commons Attribution-NonCommercial 4.0 International License.
