FROM PARKING LOT TO PARKING DAY

PPP dallas

Chers amis de ce blog, je dois tout d’abord m’excuser pour mon manque de réactivité en ce moment. Trop est le mal du pas assez et mon travail universitaire est en train d’exploser. Il faut que je me calme et me concentre sur l’essentiel ! Ce blog en fait partie par ma volonté de défendre certaines idées et principes d’aménagements. Mais plus que tout, ce blog reste un lieu d’expression libre de mes pensées et libre de vos commentaires. Je n’oserais vous dire que je vais reprendre le rythme effréné de voici 2 ans (avec quasiment 1 post tous les 3 jours). Par contre, je vais m’astreindre à le réanimer petit à petit, comme une convalescence avant de revenir à la vitesse de croisière.

Mais revenons-en à nos moutons : l’urbanisme et les changements dans la ville. Par la lecture de mes différentes sources d’informations (newsletters, blogs, sites internet, revues …) je suis assez surpris de constater le mouvement important de rééquilibrage de la voiture dans les villes américaines et européennes. Évidemment les É.-U., qui ont quasiment inventé le concept d’automobile, est celui qui m’inspire le plus.

Je prendrai le cas du projet Pacific Plaza Park qui s’est imposé face à la construction d’un parking en ouvrage au plein cœur du centre-ville (Downtown). Un projet qui coûte plus de 15 millions de dollars, offert par une fondation. Mais l’important n’est pas tellement-là face à une démarche financière qui reste encore aujourd’hui, incompréhensible pour les aménageurs européens et qui est de laisser les choix d’aménagement en fonction des moyens disponibles ou offerts par le privé. Nous avons bien le concept de charges d’urbanismes, mais nous sommes loin de la démarche de combat pour obtenir des fonds sans contrepartie… sauf à défendre une idée de projet atypique. C’est le cas ici pour le développement d’un Park et l’éjection des voitures du cœur de ville. Notons que Dallas n’est pas en reste depuis une vingtaine d’années avec la création d’un tram qui se prolonge maintenant jusqu’à l’aéroport.

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Cette démarche qui pourrait sembler atypique pour les Européens méconnaissant toute les nuances américaines sont à comprendre parallèlement à un mouvement essentiel aux É.-U. : une forme de retour en ville par une population qui a compris que la mutation sociétale sera urbaine ou ne sera pas. Et pour conséquence une réduction drastique des parkings en cœur de ville pour valoriser l’habitat qui devient une fonction à forte valeur ajoutée (money is money !). Ben Fried le décrit assez bien dans son article The Scarcer the Parking, the More Room for Things That Make Cities Tick publié dans le NYStreetblog. Il y décrit l’évolution marquante de ces 20 dernières années à NY : dans une île qui compte 1,6 million d’habitants, depuis 2007 de nombreuses solutions pour la réduction des places de parkings en rue se sont développées. L’objectif essentiel est la sécurisation des usagers faibles. Création d’oreilles de carrefours, pistes cyclables à double sens, renforcement du contrôle des parkings sauvages … tout est fait pour réduire la pression automobile en ville ou plutôt en cœur de ville. Les statistiques sont impressionnantes : 2.330 places enlevées en rue, mais, surtout accompagnées d’une réduction de 10.000 places en ouvrages ! Pourtant, Manhattan a cru dans le même laps de temps (2000-2015) de plus 108.000 habitants complétés par une croissance d’emploi de 130.000 (1998-2012). L’article conclut que la croissance de l’urbanité avec la présence d’habitants est incompatible avec la croissance des véhicules en ville. Il faudra donc faire des choix, choix vites mesurés à l’avantage des habitants qui rapportent bien plus que les parkings.

Au-delà de ce constat, c’est bien plus une lame de fond qui titille les développeurs et pouvoirs publics : la voiture n’est plus sexy du tout et ne devient plus un enjeu en cœur de ville. Toutefois, il reste encore énormément de travail à réaliser pour que l’ensemble des habitants, visiteurs, usagers urbains prennent conscience de l’intérêt à diminuer la pression automobile en ville (vs la faire disparaître). Le projet Parking Day dont je vous ai déjà parlé un précédent article est, à mon sens, le meilleur médiateur actuel. Pour rappel, cette proposition, également issue des É.-U. est la création d’un évent annuel par la location par des collectifs des places de parkings en rue. Par location, nous entendons qu’il faille mettre de l’argent dans le parcmètre. L’occupation est conviviale. Une forme de transition entre deux états. Tout un symbole.

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