THE DIFFICULT WAY OF CHANGING CITIES

1504 bikes

Emily Badger et Christopher Ingraham nous ont offert un intéressant article sur l’expérience des cyclistes dans la ville de Washington DC, rappelant à l’occasion que l’expérience cycliste était particulièrement circonscrite à quelques liaisons urbaines, mais, surtout, discontinues.

Ils en définissent aussi peut-être la cause de l’agressivité des cyclistes dans certaines circonstances. L’article est d’autant plus intéressant qu’il projette le même travail d’illustration des réseaux et cheminements propres aux routes vélos pour d’autres villes américaines comme Miami ou Seattle.

En résumé, cet article met en exergues la problématique actuelle des villes qui sont dans l’incapacité de mettre en œuvre des politiques ou des plans urbains dans des délais très courts.

Au titre d’urbaniste et professionnel de la ville, cela m’amène à considérer deux éléments :

Le premier relève des attentes de la population, qu’elle soit majoritaire ou d’un lobby. Ces attentes sont devenues immédiates face à une structure qui est une machine vieille de 4.000 ans et dont la résilience est très lente et c’est tout à fait normal. Toutefois, les technologies actuelles nous formatent à l’immédiateté des choses et rend encore plus complexe la réponse politique d’une ville à des problèmes bien réels.

La seconde est de l’ordre de la conception des projets urbains actuels. La démarche ici présentée est significative d’une nouvelle aire de conception. En, effet, rendant l’immédiateté des réponses urbaines impossible, la ville doit permettre de palier à certains manques qui deviennent frustration. Actuellement, les acteurs et usagers sont capables, grâce aux outils et autres données numériques, de fournir des réponses rapides et efficaces à des problèmes bien réels. Cet article ne dit pas autre chose.

Le bon sens voudrait que les usagers du vélo de la capitale américaine puissent devenir les acteurs des lignes prioritaires de vélo dans la ville, sur base de l’audit suggéré par les usagers eux-mêmes. Cette approche réduirait sensiblement les frustrations et permettrait le développement d’une idée nouvelle « que la ville fait les choses pour améliorer la vie de ses habitants »… même si elle mettra 10 ans pour réaliser son réseau vélo.

Source : Washington Post

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