Archives pour la catégorie urban

BONOBO WORLD’S

La terre, la ville, les paysages, les gens. tout est inspiration de ce monde symbiotique fait de métal de de chair. Une invitation à voyager tout en restant immobile, nous faisant regarder ce que nous ne voyons plus. Faites une pause, prenez 3min 27sec de votre vie pour voir ce qui est autour de vous, à portée de main. Regardez. Observez. Visualisez. Ecoutez.

TINDER DATE

Lorsque deux personnes s rencontrent sur Tinder et décident de filmer leurs rencontres mais également… leurs états d’âmes.

Ce travail initié par l’un des protagoniste Andy LEEK, accompagné par Daniela SEA offre une lecture inédite sur le comportement naturellement compliqué des relations homme-femme. Tout y est : comportement verbal et non verbal, questionnements, contexte, … les réseaux de rencontre pour comprendre l’homme et la femme.

Une expérience sociologique vraiment intéressante.

NY 1609

welikia project
welikia project

Voici un site étonnant : le projet Wellikia (du terme initial « mon chez moi » en dialecte indien). Ce projet porté par The Wildlife Conservation Society’s et supporté financièrement par Google offre aux New-yorkais une vision de leur territoire (limité à l’île de Manhattan) en 1609, soit la période où les premiers colons hollandais ont débarqué.

Cette vision inclut d’une part un territoire reconstitué de l’écosystème originel de Manhattan, mais également une fiche d’analyse de la qualité animale qui vivait dans ces biotopes.

Ce qui nous intéresse plus particulièrement c’est la démonstration que l’homme s’est toujours installée dans des lieux extraordinairement riches ; instinct de protection et de nécessité du besoin en denrées pour survivre. Ici, l’ile montre à l’envi qu’elle était bordée de marais salants, clairières, prairies, plages et offrant une diversité de faune et flore extraordinaire… sommes toutes, quoi de plus normal en analysant les îles qui ont pu être sauvées de l’urbanisation et se retrouvant bien souvent aujourd’hui conservée en sites naturels et écologiques, car d’une richesse extraordinaire.

La deuxième réflexion survient à l’analyse géolocalisée du site. Selon le lieu que vous définissez (soit une adresse précise ou bien un lieu emblématique (p.e. One World Trade Center)), vous constaterez le long des rives de l’Hudson et de ses affluents que la superficie gagnée sur les rivières est considérable. Un comble aujourd’hui, tenant compte des travaux de résilience des équipes d’architectes, urbanistes et ingénieurs (BIG, projet des quais transformés en rives) pour rendre à nouveau inondables ces zones conquises par la force de l’homme.

Comme on dit : faire et défaire, c’est toujours travailler…

Source : CityLab

DESIRE LINES

TrouveT_2608.jpg

Si vous vous demandez ce que font ces bobines accrochées à un espace public (NY, Doris C. Freedman Plaza), c’est l’œuvre de Tatiana Trouvé dans le cadre du Public Art Fund.

Le principe ? Les bobines donne la longueur d’un chemin de central Parc, elle sont compilées et stockées au même endroit.

P063 : From East 84th Street to the Reservoir’s south gate house,  Belo Monte Protest,  [February 25, 1989, Brazil]

P064 : From Inventors’ Gate, around Cherry Hill and to the Ramble,  El jardín de senderos que se bifurcan,  [Jorge Luis Borges, 1941]

l’ensemble sur une carte interactive : carte interactive

Capture d'écran de la  carte interactive  sur le site Web Public Art Fund
Capture d’écran de la carte interactive sur le site Web Public Art Fund

Cette œuvre fait réfléchir sur la matérialisation de la donnée (longueur) et sa compilation (stockage ensemble). Ce n’est ni une donnée virtuelle, ni une réalité concrète. Mieux encore, chaque couleur est un chemin qui est un vécu différent pour chaque passant.

Moi, je like !

Plus d’infos : ici

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HOW OLD IS YOUR HOUSE & HOW MUCH DOES IT COST ?

La maison qui pleure, Antwerpen
La maison qui pleure, Antwerpen

Chers lecteurs,

voici un article bien intéressant sur le prix des habitations en fonction de leur âge. cette étude produite aux USA mérite qu’on s’y attarde chez nous, en Europe et plus encore en Belgique.

En effet, les chiffres américains démontrent que la valeur des logements récents est lié également à la demande, c’est pour cela que de nombreux logements récents se situent dans des États tels que la Floride. En Europe, le constat similaire est certainement vrai dans des zones telles que la côte méditerranéenne et plus encore, le sud de la France avec des agglomérations telles que Montpellier dont l’offre immobilière de diminue pas malgré la crise.

Mais ce qui nous intéresse le plus c’est le constat du creux immobilier à l’entour de la seconde guerre mondiale. La valeur des biens construits à cette époque est très faible, y compris par rapport à des biens que l’on pourrait nommer « historiques » à l’échelle américaine, soit construit au basculement du 20e siècle. Autrement dit, la mise ne perspective de ces données et à l’échelle du pays comme les USA est intéressante pour mieux comprendre la valeur immobilier belge qui reste particulièrement basse par rapport à ses amis voisins (Pays-Bas, Allemagne, France, Luxembourg). De fait et  par corrélation :

  • le patrimoine belge francophone est ancien et construit avant la seconde guerre mondiale
  • le patrimoine bruxellois est composé essentiellement de deux catégories : des logements relativement récents et des logements construits au début du 20e siècle.
  • le logement flamand est construit essentiellement après le seconde guerre mondiale.

Certes, il serait simpliste de limiter le cout du logement aux questions d’années de construction et d’autres paramètres tels que la pression foncière, l’attractivité urbaine, le pouvoir d’achat, etc. Toutefois, il me semble que cette question est souvent négligée dans les analyses telles que celles récemment diffusées dans les médias (L’Echo, 24 avril 2015).

à vous de juger!