ZERO CARBON STADIUM: YES, IT MEANS POSSIBLE AT SEATTLE WITH THE KRAKEN

Climate Pledge Arena, Seattle, Kraken Stadium, Under license of Mortenson

Temps de lecture : 3 minutes + vidéos
mots-clés : Climat pledge Arena, Seattle, Zero carbon building, heritage, patrimoine, BIM, 4D

Chers lecteurs,

La question du « zéro carbone » est dans les esprits de tous aujourd’hui lors de la construction d’un bâtiment. Cela ne signifie pas pour autant que tous les bâtiments soient « zero carbon efficiency ». En effet, il faut une maitrise d’ouvrage téméraire face à ce type de challenge au regard des enjeux. Que dire alors d’un projet d’1 milliard de dollars pour le nouveau stade de Hockey de l’équipe des Kraken à Seattle ?

D’une part, rappelons-nous que Seattle, c’est la ville de Boeing, mais également d’Amazon, sans oublier un des contre les plus importants de Microsoft. Je vous ai déjà parlé de cette ville dans différents posts liés à la ville créative. Toutefois, et comme dans l’état voisin de la Californie, la ville est pionnière en matière de développement durable. C’est un véritable état d’esprit porté par une population un peu moins Hype qu’à NY ou SF et qui vit le développement durable comme sa collègue Vancouver.

Visitez le futur HD de Microsoft à Redmond (Seattle)
Visitez le HQ d’Amazon à Seattle
Seattle is dying and then ? About the new status of Cities in relation to Countries.

Mais revenons-en à nous moutons et je vous propose d’analyser le Climate Plegde Arena, salle couverte/stade de Hockey de l’équipe des Kraken de Seattle.

Le Climate Pledge Arena est un vieux bâtiment datant de 1962 (expo universelle), la question patrimoniale s’est donc posée et, finalement, l’enveloppe extérieure est maintenue, ce qui dans un contexte de durabilité est à la fois un challenge pour les architectes et ingénieurs, mais aussi en phase avec des enjeux majeurs de réduction de CO² (70% de l’impact carbone des nouveaux matériaux se trouvent dans les processus de fabrication). Il est donc bien question de recyclage. Toutefois, comme le rappelle le patron de l’équipe « Nous doublons la taille d’une arène sans changer son toit ou ses murs. Nous avons comparé ce projet à la construction d’un navire en bouteille ».

Le second challenge est la consommation d’énergie : « Bien que les arénas soient utilisés presque tous les jours, leur demande est très inégale et [doit] être suffisamment flexible pour organiser un match ou un concert de la LNH d’une capacité de 18 000 places et se réduire rapidement pour soutenir efficacement un évènement communautaire ou d’entreprise de 500 personnes (…) « 

Les objectifs de durabilité sont décrits dans la petite vidéo qui suit :

  • Utilisation d’énergie électrique verte pour le refroidissement du bâtiment et de la piste de glace (PV, ENR éolien, etc.)
  • Décarbonatation des travaux
  • Recyclage complet des déchets de chantier et mise en place d’un système de recyclage pour les évènements
  • Aucune utilisation d’énergie fossile pour faire fonctionner le bâtiment.

Le plus important reste la démarche complexe de garantir un résultat à la hauteur des enjeux. En effet, dans ce type de projet, les simulations des ingénieurs face aux objectifs à atteindre ne sont jamais certaines à 100%. Ainsi, et pour réduire le risque (par exemple, ce serait des systèmes de chauffe/refroidissement mal dimensionnés), l’ensemble du processus e conception est mené au travers du BIM et 4D : Les plans visant à rendre l’arène zéro carbone nette sont venus après le début de la construction, a déclaré Logan Gerken, vice-président et directeur général de Mortenson (…). Cela signifie redessiner certaines parties des installations en cours de route pour atteindre les objectifs environnementaux du projet qui a été fait en utilisant des outils numériques – principalement la modélisation BIM et 4D, en plus de la réalité virtuelle permettant une visite virtuelle des espaces –  pour collaborer avec les partenaires du projet sur les changements. , comme le passage des plans d’équipement de cuisson au gaz naturel à l’électricité. Encore une fois, la méthode BIM démontre son potentiel pour un projet hors norme. (Source : Smart Cities dive)

Finalement, ce projet doit obtenir la certification zéro carbone de l’ILFI (International Living Future Institute) ayant la spécificité de centrer la certification sur l’humain et les bénéfices d’un bâtiment sain pour les différents usages.

Alors, quand passez-vous au BIM… vraiment?

Merci de votre lecture.

Pour en discuter et aller plus loin :

https://climatepledgearena.com
/https://www.seattlekrakenhockey.com/

Pascal SIMOENS Architecte et urbaniste, Data Curator. Expert Smart Cities. J’ai commencé ma vie en construisant des villes en Lego, j’en ai fait mon métier. Geek invétéré, aujourd’hui je joins mes passions du numérique et de la ville au travers d’une expertise smart Cities et smart buildings en travaillant en bureau d’étude (Poly-Tech Engineering) et j’enseigne cette même expertise à l’UMONS et l’ULB.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s