RE-Blog : « Pourquoi rester dans une ville aussi chère que San Francisco quand on peut partir avec son ordinateur dans la Sierra Nevada ? »

L’ile de Harmattan vue par E. Fischer, Datavisualisation des déplacements des allochtones, autochtones et touristes, 2014

Temps de lecture : 2 minutes (et plus si affinités)
Mots clés : San Francisco, villes créatives, migrations, villes moyennes

Dans le cadre de mes recherches sur la ville intelligente (smart city), j’associe quasi systématiquement la ville numérisée avec la ville créative de Landry et Florida. Cette ville Bobo avec des hipsters geeks, heureux de vivre dans l’intensité urbaine et connectée. Toutefois, ces profils sociologiques dont tout maire ou bourgmestre rêve ont un impact majeur sur le renforcement des déséquilibres urbains et, plus particulièrement, dans le cadre de la cohésion sociale. Ce phénomène est particulièrement présent pour les villes de niveau mondial comme NY, Londres, paris, San Franscisco, Los Angeles, Tokyo, Shanghaï, Singapour … qui éjectent les classes moyennes pour ne garder que les très riches et les très pauvres. L’article du Monde (19/05/2020) référencé en titre, rédigé par Corine Lesnes, correspondante du journal à SF, ne fait, encore une fois, que confirmer la nouvelle tendance des excès des grandes métropoles mondiales. Dans cette tendance nouvelle qui est relatée dans l’article, il est surtout fait question d’un nouveau phénomène et qui depuis quelques années s’accélère : le renforcement des villes moyennes. Un phénomène qui, face à la crise du Covid 19, va probablement s’accentuer alentour des très grandes métropoles. A l’échelle française, Clermont-Ferrand, Saint-Étienne, Valenciennes, Metz, Bourges en France, Mons, Hasselt, Malines, Courtrai, Tournai en Belgique ont de plus en plus d’avenir alors qu’elles étaient délaissées depuis des années. Mais cela ne se fera pas sans certains critères, identiques aux grandes métropoles : connectivité, qualité des logements, qualité des espaces publics, rénovation urbaine, … En auront-elles la capacité ?   

Je vous offre l’opportunité ci-dessous de relire ou approfondir cette question au travers des différents articles que j’ai déjà publiés sur ce sujet.

Ville créative et déconfinement
Lorsque les villes prennent des risques, ça paie
Comment Apple devient un opérateur immobilier
De l’autre côté du miroir : le déclin des grandes métro créatives américaines doivent nous faire réfléchir sur les stratégies urbaines de Charleroi et de Liège.
Les cœurs des villes sont truffés de gens intelligents
The generation x Hymms in the Silicon Valley ?

Belle journée à vous et merci de votre lecture.

Pascal SIMOENS Architecte et urbaniste, Data Curator. Spécialiste Smart Cities et données urbaines, Université de Mons, Faculté d’architecture et d’urbanisme

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