RE-Blog : Pourquoi il sera si difficile de réduire les émissions de carbone des voitures et des camions ?

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Voici un article de deux auteurs américains (D. KEITH, Professeur adjoint de dynamique des systèmes au MIT et C.R. KNITTEL, Professeur d’économie appliquée et directeur du Centre de recherche sur les politiques énergétiques et environnementales, MIT) publié dans The Conversation (version UK) et que je partage vu l’intérêt de la comparaison entre le système américain et européen, si semblable. De fait, les chiffres qu’ils énoncent se lisent par transparence avec ceux qui nous concernent directement ici, en Europe. Mais ce qui est plus intéressant, c’est que regarder ce qui se passe aux USA nous permet de prendre un peu de recul sur les problématiques du changement de système de carburant pour les déplacements motorisés.  Cette question peut se résumer comme suis :

« En fin de compte, le passage des véhicules à combustibles fossiles aux véhicules électriques est un problème classique entre œufs et œufs. La plupart des conducteurs n’abandonnent pas leurs réservoirs d’essence tant qu’ils ne sont pas convaincus qu’il leur sera aussi facile de trouver un endroit pour recharger rapidement leurs batteries automobiles, tout comme le fait de trouver une station-service aujourd’hui. Mais personne ne dépensera cet argent pour construire toute cette infrastructure de charge tant que le marché n’aura pas été élargi. Le gouvernement peut aider à résoudre ce problème en subventionnant les poulets, les œufs ou les deux. Mais avant que cela ne se produise, il faudrait davantage de consensus sur l’avenir de la technologie sans carbone. Les véhicules électriques alimentés par batterie sont actuellement en avance sur le peloton, mais de nombreux défenseurs des véhicules fonctionnant à l’hydrogène continuent de croire que la technologie de leur choix va décoller. »

l’adaptation du réseau pour permettre la recharge des véhicules électriques de façon sécurisée et rapide est le plus important problème du basculement entre les véhicules thermiques et électriques.

Nos deux chercheurs précisent également que la solution la plus pragmatique est une solution de transition, favorisant l’hybride plug-in et qui roule généralement 50km à l’électrique avant de donner la priorité au moteur thermique. Une solution qui rassure, mais permet aussi de différer la mise à niveau des infrastructures (bornes électriques, smartgrids, etc.).

Il reste cette question continuelle : pourquoi l’hydrogène ne prend-il pas son essor… sauf, peut-être à imaginer que la rente des raffineries incite les entreprises du pétrole à freiner son développement ?

Pascal SIMOENS

Urbaniste, architecte & data curator.

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